digital detox smarphone break

Rédiger un article sur le digital detox a un côté un peu “c’est l’hôpital qui se fout de la charité”. Avec mon téléphone à ma droite et mes différentes boites mail ouvertes dans mon navigateur, je ne suis, sur le papier, pas la meilleure personne pour en parler. Pourtant, je travaille pour lutter contre l’hyperconnexion numérique à mon petit niveau.

Addiction au digital ?

Avec mon premier smartphone (un BlackBerry !), j’ai pu avoir accès à mes mails à tout moment et partout. C’était la révolution ! J’avais la joie de pouvoir lire mes mails à minuit si l’envie me prenait. Un mail professionnel le dimanche : pas de soucis, j’y réponds. En fait, c’était tout bonnement n’importe quoi ! Combien de fois recevais-je justement le dimanche soir à 23 h 00 des mails d’étudiants qui présentaient leur exposé le lundi matin pour me poser des questions ? Avec le temps, cela a commencé à me mettre en rogne, mais je n’arrivais pas à déconnecter. Progressivement, j’en suis arrivée à la conclusion qu’il fallait que je supprime les notifications le soir et le week-end. À l’époque, j’avais 4 adresses électroniques synchronisées sur mon téléphone : cela vibrait (trop) souvent.

Droit à la déconnexion : savoir poser ses limites

J’ai passé un nouveau cap quand un (ou une, je ne sais plus) étudiant m’a envoyé plusieurs mails dans le week-end, car j’avais eu l’outrecuidance de ne pas lui répondre un samedi. Là, j’ai dit stop. J’ai supprimé toutes les adresses mails des écoles et universités dans lesquelles je travaille de mon téléphone. J’ai aussi annoncé aux étudiantes et étudiants :

  • mon téléphone n’était pas un terminal pour recevoir mes mails ;
  • le soir à partir de 17 h 00 et le week-end (et les vacances !), je ne travaille pas ;
  • mon temps de réponse n’est pas instantané car 1/ je travaille et 2/ je ne regarde pas toutes les adresses professionnelles (7 maintenant !) toutes les 2 minutes ;
  • je réponds entre 24 h 00 et 48 h 00 les jours ouvrés ;
  • cela ne sert à rien de me relancer : je finis toujours par répondre.

En présentant (imposant) mes règles, l’attitude des étudiantes et étudiants a changé radicalement. Il en était fini des mails inutiles. Maintenant, ils cherchaient la solution par eux-mêmes avant de me solliciter. J’ai renforcé leur autonomie et montré que les formateurs avaient des limites qu’il fallait respecter. Une manière comme une autre de rendre encore plus efficaces mes formations 😉

Les mails inutiles, la plaie des boites électroniques professionnelles

Grâce à mes 7 boites électroniques professionnelles, j’ai développé une “expertise” incroyable sur la pollution par les mails inutiles. Outre le fait de remplir inutilement les boites et de consommer de l’espace sur les serveurs, ces mails génèrent un stress. Quand vous n’avez pas eu la bonne idée de regarder quotidiennement votre boite (comme cela m’arrive souvent) et que vous réalisez que 30 mails vous attendent, c’est épuisant d’avance. J’ai qu’une envie : fermer ma boite et passer à autre chose.

Avec le temps, j’ai pris l’habitude de ne pas tout lire. Je regarde les destinataires et j’envoie à la poubelle certains mails directement. De mon côté, pour lutter contre le “répondre à tous”, je mets tout le monde en copie cachée. Ainsi, si l’un des destinataires veut me répondre, il me répondra à moi et c’est tout !

Hyperconnexion numérique et réseaux sociaux

Allez, je fais l’état des lieux : j’ai 7 réseaux sociaux sur mon téléphone ! Eh oui, je suis une grosse consommatrice (je vous avais prévenus !). Là, c’est dur dur de limiter ma consommation : j’ai choisi de les avoir sur mon téléphone. Pour éviter d’avoir le nez dessus tout le temps, je mets souvent mon téléphone en mode avion (au passage, j’économise un peu de batterie). Pour certaines applis, j’ai supprimé les notifications des groupes (Messenger et Whatsapp) : mon téléphone vibre étonnamment beaucoup moins.

Les risques de l’hyperconnexion numérique

La surexposition aux écrans a des effets néfastes sur notre santé : sédentarité, troubles du sommeil et de la concentration. Selon l’Observatoire de la prévention des risques au quotidien d’Axa, un adulte consulte en moyenne 221 fois par jour son smartphone et interrompt autant de fois les activités en cours. Voici les 3 axes pour entamer votre digital détox et pour prendre soin de vous :

  • bouger : en cette période de pandémie mondiale, nous sommes assignés chez nous durant nos temps de travail. Nous nous sommes encore plus sédentaires qu’avant, car nous n’avons plus besoin de nous déplacer jusqu’à notre entreprise. Nous avons, aussi, moins de moments de sociabilité : pause café, aller voir un collègue dans son bureau… Reconnectez-vous au réel en allant vous balader en forêt ou faire les courses à pied ;
  • manger : oui, manger mais c’est sans le téléphone à côte de l’assiette. Retrouvez le plaisir d’un repas partagé et des échanges. Retrouvez le plaisir de saveurs et des textures. En mangeant en conscience, notre corps retrouve aussi la sensation de satiété : vous mangerez moins et mieux ;
  • dormir : happés par la lumière bleue des écrans, nous en oublions de dormir. Il y a toujours un article à lire, toujours un vidéo à regarder, toujours toujours toujours. Le temps s’écoule sans que nous n’en ayons conscience. Nous ne sommes plus à l’écoute des signaux de fatigue de notre corps et les réveils deviennent compliqués le matin.

Si une “digital detox” vous parait insurmontable, accordez-vous des “smartphone breaks” (que d’anglicismes !). Vous vous fixez des temps précis où les écrans sont loin de vous (week-ends, mercredis avec les enfants, vacances en famille…). Vous verrez, c’est très apaisant de ne plus être sollicité tous le temps. Vous pouvez aussi mesurer votre degré d’addiction aux écrans avec le test Connexia d’Axa Assurance.

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