Manuela Levalet

correcteur orthographe

Autour de moi, j’entends souvent que le correcteur d’orthographe est la panacée. Vous savez le fameux Graal qui supprimerait toutes les fautes d’orthographe ! Évitons tout de suite les circonvolutions : c’est un mythe. D’ailleurs, vous pouvez vous arrêter là dans la lecture de cet article, car vous savez maintenant tout.

Spoiler : dans la suite de cet article, je vous explique les fautes que corrige vraiment un correcteur d’orthographe.

Accords des noms et adjectifs : le correcteur d’orthographe assure

De manière générale, je suis assez satisfaite par la qualité de correction pour les accords des noms et adjectifs. Un bon correcteur d’orthographe arrive à analyser l’environnement des mots et à identifier les absences de pluriel ou de féminin.

Coquille : aucune faute de frappe ne sera oubliée

Vous avez inversé deux lettres dans un mot. Il n’y a pas mort d’homme. Votre correcteur d’orthographe devrait sans souci l’identifier. Cet outil est plutôt efficace pour tout ce qui tient de l’orthographe lexicale (l’écriture du mot en tant que tel). En revanche, si vous avez écrit “saut” pour dire “seau”, le correcteur d’orthographe n’y verra que du feu. Ici, Antidote (le correcteur d’orthographe que j’utilise sur mon PC) ne signale aucune erreur. Normal : tout est bien orthographié !

Corriger les erreurs de ponctuation

Il existe une multitude de correcteurs d’orthographe, gratuit ou payant : ils corrigent majoritairement l’orthographe et la grammaire. Selon moi, ce n’est pas suffisant : il faut aussi prendre en compte la ponctuation lors d’une correction de textes ! Pour cela, j’utilise le logiciel Antidote. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’il est d’une efficacité sans pareil pour traquer une virgule manquante.

Limites du correcteur d’orthographe

Vous vous doutez bien que je n’ai pas rédigé cet article pour faire l’éloge du correcteur d’orthographe ! Même si je m’en sers au quotidien pour vérifier mes contenus, je reste convaincue que c’est un outil et non une solution. Voici quelques limites que j’ai pu identifier :

  • absence d’analyse quand la phrase est incohérente : ne comptez pas sur le correcteur pour vous donner des idées pour la reformuler correctement
  • longueur des phrases : si vous avez un potentiel Proust (oui, il a écrit la phrase la plus longue de la littérature française), le correcteur d’orthographe ne pourra rien faire pour vous
  • analyse du sens des mots : comme j’ai expliqué plus haut, le correcteur est incapable de vous dire si vous vous êtes trompé dans le choix d’un mot, surtout si celui-ci a des homonymes

Alors comment assurer le 0 faute d’orthographe ?

Si le correcteur d’orthographe est une aide à la correction, la vraie solution pour améliorer la qualité de vos écrits est de réaliser une relecture efficace en vérifiant la chaine des accords ou l’orthographe des mots.

Si vous manquez de confiance en vous, vous pouvez aussi vous former pour progresser en orthographe. De nombreux organismes, comme ORTHOgagne, proposent ce type de formations. Vous pouvez les faire prendre en charge via le CPF ou faire une demande de financement auprès de votre entreprise. Suivre une formation en orthographe permet de gagner en autonomie à l’écrit.

Vous pouvez aussi confier vos écrits à un correcteur professionnel. Cet expert de l’écrit intervient sur tous les types de documents : supports de communication, mémoires, rapports…

Bref, les logiciels de correction d’orthographe sont des outils intéressants pour limiter les dégâts. Souvenez-vous : ils ne sont pas une solution !